FACES CACHÉES

Le titre :B sides

L’artiste :Mrs Magician

Le format :33T/30 cm

La date de sortie : 2013

Le genre :Garage, tendance pop-songs.

C’est qui ?:4 gars de San Diego.

Qui joue dessus ?:Jacob Turnbloom/Tommy Garcia/Cory Stier/Evan Ehrich

Comment ca sonne ?:Comme des démos.

Si c’est une réédition ou un vieux machin, est-ce que ça à bien vieilli ?

Sans objet.

Ce qu’en pense Caillou :

Groupe de San Diego ayant la même approche que Guided By Voices : des chansons pop au son pourri, sonnant comme des démos de très bons morceaux, avec une véritable aisance mélodique.

Tout est écrit par un seul membre du groupe, Jacob Turnbloom, un gars avec qui on boirait bien l’apéritif vu la qualité des morceaux, dix fois mieux que les 2/3 de ceux de Ty Segall (un contemporain qui à une approche similaire, mais à plus « la côte » qu’un véritable talent d’écriture).

En plus ce ne sont que des faces-b de singles… !?…

Ce groupe inconnu n’a en fait sorti que 2 albums, alors que Ty Segall 3 657.

Caillou trouve cela scandaleux.

UNE BALLE DANS LE PIED

Le titre :Dogrel

L’artiste :Fontaines D.C.

Le format :33T/30 cm

La date de sortie : 2019

Le genre :FAC 2057

C’est qui ?:Des Irlandais (du Sud)

Qui joue dessus ?:Des jeunes de Dublin.

Comment ca sonne ?:Bizarre. Voix très en avant, le reste tout au fond.

Si c’est une réédition ou un vieux machin, est-ce que ça a bien vieilli ?

 Sans objet.

Ce qu’en pense Caillou :

Fontaines D.C. a sorti l’an dernier une poignée de singles pas mal du tout (« Too Real » notamment). On attendait donc l’album avec impatience (Vraiment ? Non, mais des fois on en a marre d’écouter les Stones).

Sur les 11 titres de l’album, 7 figurent sur les singles précédents. 11-7= 4, on attendait de voir ce que donnerait les quatre titres restants. Et c’est un peu le problème, parce qu’ils sont faiblards.

Ne pas écrire de chansons et pratiquer le « chant parlé » façon Lou Reed, demande de compenser par un autre élément : le mur du son, la morgue, l’anarchie inezeyouké, avoir Mark E.Smith derrière le micro, etc….En tout cas quelque chose d’énergique, voir dangereux. Dans le cas présent, Caillou est dubitatif. Peut-être est-ce dû au mix : la voix (pas sensationnelle) est tout en avant alors qu’on dirait que le groupe joue dans le pub d’à côté….On peut monter le son à fond, même pas sûr que les voisins gueulent. Les titres déjà connus sonnaient mieux sur les singles….

Alors on lit partout dans la presse qu’à l’aune d’un groupe comme Fontaines D.C. « le rock’n’roll n’est pas mort ». Caillou se permet d’en douter. Si ce disque était sorti à l’époque de ses références avouées (Joy Division/Clash/Gang Of Four/The Fall/The Smiths) et où il était encore vivant (le rock), le groupe ne serait sûrement pas allé plus loin que la banlieue de Dublin.

Dommage, la pochette est pas mal…

PAS MOU DU TOUT

Le titre :Sunshine rock

L’artiste :Bob Mould

Le format :33T/30 cm

La date de sortie : 2019

Le genre :Rock indé quand ça voulait encore dire quelque chose 

C’est qui ?:Le guitariste de Oussequeredou et le Yoda de Black Francis

Qui joue dessus ?:Bob Mould et deux autres gars inconnus au bataillon

Comment ca sonne ?:Comme un orage électrique, sans paratonnerre

Si c’est une réédition ou un vieux machin, est-ce que ça a bien vieilli ?: 

Sans objet

Ce qu’en pense Caillou :

Caillou pense que les amplis dont les potards vont jusqu’à 11 ont été inventé pour Bob Mould. 

Après avoir traumatisé Black Francis avec Hüsker Dhü, Bob Mould a formé Sugar, établissant le son de ses productions futures. Au terme de Sugar, il a continué à sortir des albums, honorables mais moins inspirés.

On connait l’anecdote de l’annonce sur le mur de la fac disant « groupe recherche bassiste  fan de Peter Paul & Mary et Hüsker Dhü », le résultat donnant naissance à Pixies.

A l’écoute de l’album le gros Charles doit raser les murs. Le patron est revenu et ca va chier. Pixies doit sortir un album cette année, ça a intérêt à être du même niveau…

Caillou pense que Black Francis donnerait un bras pour pouvoir écrire de nouveaux des morceaux de la trempe de « I Fought ».

RUMINANT

Le titre :Pursuit of momentary happiness

L’artiste :Yak

Le format :33T/30 cm

La date de sortie : 2019

Le genre :Mur du (gros) son

C’est qui ?:Des jeunes

Qui joue dessus ?:Oli Burslem, Vincent Davies, Elliot Rawson. 

Comment ca sonne ?: Comme Black Rebel Motorcycle Club un jour où le chanteur ne ferait pas la gueule, avec en plus des arrangements de cuivres un peu artificiels. Il y a aussi du Mellotron, plus pour faire plaisir à la famille qu’autre chose….

Si c’est une réédition ou un vieux machin, est-ce que ça a bien vieilli ?: 

Sans objet

Ce qu’en pense Caillou :

Alors on va tout de suite évacuer le sempiternel débat : pas d’originalité, on l’a déjà entendu dix fois. Comme dirait Perceval : « C’est pas faux », mais on s’en fout.

Vu le son du bazar on imagine sans peine la puissance dégagée en concert, ce qui sort déjà le groupe du lot (non non, j’ai rien dit sur Kurt Vile) et le place là où un groupe de rock se doit d’être : des jeunes qui jouent une musique simple, sauf qu’en 2019 elle est obligatoirement nourrie du passé. 

Sur le deuxième morceau (Fied) le chanteur hurle « What you’ve got is what you make it », ce qui semble sonner comme une déclaration d’intention louable. Aujourd’hui c’est un peu comme à l’école, si on a bien fait ses devoirs, tout se passe bien. Et un groupe qui rend un hommage à peine voilé à Mark. E. Smith (sur le premier morceau de la face B) a tout pour plaire à Caillou.

 Le groupe a le bon gout de ne proposer que 10 morceaux (5 par faces, le bidule appelé « interlude » ne comptant pas), se distinguant ainsi de nombre de ses contemporains qui pensent qu’on a envie de passer 6 faces en leur compagnie (non,non, j’ai rien dit sur Kurt Vile).